jeudi 23 octobre 2008

L'Echappée revient !


Après des vacances bien méritées, et un début d'année très chargé L'Echappée Belle revient !

Pour une nouvelle année de poésie et de textes bien écrits !

C'est reparti !

samedi 31 mai 2008

Allitérations et assonances : les 5èmes mènent la danse !



Leçon de choses...
Une assonance est la répétition imitative d'une voyelle dans un texte, ayant un effet poétique.
L'allitération est la répétition quant à elle d'une consonne !

Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes?

Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue.
Racine, Phèdre, théâtre classique.
Le ciel, bas et lourd, comme un couvercle.
Baudelaire, Les Fleurs du mal

Le lion :

Un grognement grave sort de cette grande grotte.

Ce doit-être le gros lion grossier à la voix grave qui grogne tout le temps grossièrement car ça lui gratte la gorge.

Malheureusement personne ne peut le gratter.



Tous les singes sont fous !Il y en a des roux, des tout doux et mêmes des mous !

Tous les jours ils viennent chez vous, vous pincent le cou, vous donnent des coups ,

mais on ne peut pas les arrêter ils sont fous !


Quelle merveille cette abeille !

C’est une petite abeille, elle s’appelle Mireille et a de très grandes oreilles !

Il n’y en a pas d’autre pareil !

Elle peut faire du miel même avec des groseilles !

Tous les soirs elle m’émerveille ! Je la lâche le matin, la journée elle butine tous ce quelle voit (fleurs, groseilles, et des fois même mes boucles d’oreilles !) et revient le soir, en un battement d’ailes, fière d’elle, me rapportant un tas de miel !

Ann Gaël

dimanche 25 mai 2008

Les poètes aussi fêtent les mères !



Petit florilège délicieusement Cuculapraline pour ce jour de fête des mères !
L'Echappée

pouvait-elle y échapper?

À notre mère

"Oh! l'amour d'une mère! amour que nul n'oublie!

Pain merveilleux qu'un Dieu partage et multiplie!

Table toujours servie au paternel foyer !

Chacun en sa part, et tous l’ont tout entier !"

Victor Hugo



Compliment pour une mère

Le cœur d'une mère est un abime au fond

Duquel se trouve toujours le pardon.

Balzac


Maman je te donne

J’entends au-dessus de moi dans les cieux

Les anges qui murmurent entre eux

Ils ne peuvent trouver de mot d’amour plus grand

Que celui-ci : Maman


Edgar Poe


Pour ma mère

Il y a plus de fleurs

Pour ma mère, en mon coeur,

Que dans tous les vergers ;

Plus de merles rieurs

Pour ma mère, en mon coeur,

Que dans le monde entier ;

Et bien plus de baisers

Pour ma mère, en mon coeur,

Qu'on en pourrait donner.

Maurice Carême


Bonne fête maman !


Des nouvelles de L'Echappée !



Tout le monde me demande où L'Echappée a pris ses quartiers de printemps !

Beaucoup de travail lui ont en fait permis de se faire une p'tite échappée...
Mais L'Echappée revient ! Et L'Echappée est tellement connue, qu'au détour des rues, les enseignes lui ont même piqué son nom !

mercredi 16 avril 2008

Poésie de la ville ! Les 4èmes font leurs intéressants !


Sur le modèle d'une chanson de Java (groupe de rap à l'accordéon) qui joue avec les mots et les stations de métro de Paris, les 4èmes ont inventé des ballades originales avec les noms des rues de Paris...

Laissez-vous guider !

Je vous propose donc une promenade au pays des mots, dans la ville Lumière, guidés par mes élèves devenus poètes.

Appréciez leur créativité et leur humour !

Génial !


Si de Orléans à Strasbourg

Je croise le Paradis ou l’Avenir

Je te montrerai que je suis de Bons Vivants

Que je respire le Bel Air

Pas avec mais Santerre

Pas mon Chalgrin au devant de la Seine

Car j’ai appris à Aimé Lavy

Aujourd’hui j’écris Lepage de ma vie entant que loup Des Solitaires

A l’Impasse des souhaits

Moi, habitante de la lune

Et pourtant Madame, je suis française

Une mademoiselle au Francoeur

A la recherche de la « rosa bonheur »

Ma vie aujourd’hui n’est plus griset

Mais plutôt bleue

Voici Mauconseil

Si à ton tour tu te sens perdu

Couratge

Et trouve le trésor de la vie

Montre que ton existence est vital

Aide monsieur le prince à rencontrer la princesse

Pour qu’il devienne le roi doré

Dans son chateaubriand

Devient un monceau de l’histoire

Donne rendez vous à la gloire

Fait en sorte que chaque jour soit noël

Montre que tu fais parti des artistes mieux que Mozart ou Beethoven

Mais ne te jette pas de la falaise

Car on te traite de Jeanne D’arc

Grâce à cela ma feuille blanche est devenue des Belles Feuilles

Alors que j’étais une fillette dans l’impasse

Qui attendait que le temps passe…

Laurianne

Il y a Thann de choses à faire dans Paris,
Chaptal de la France,
Champs-Elysées des cultures,
Cascade des origines,
Et quand Mademoiselle la Princesse rencontre Monsieur le prince
Elle pleure comme une Madelaine et lui envoie un Mail pour lui dire
"Vient on va chez McDonald manger du calmels avec de la Chantilly".
Après ils appellent Charles pour lui dire qu’il se magne d’Allez à la fête et d’amener le Champagny,
Mais il a du Wagram’l’âme alors Mademoiselle la Princesse dit à Monsieur le prince
Aymé’nerve ce Charlot
Mais en fait Charlot s’est cassé la Calvel’cule et a mal au Coeur.
Alors il va à la Chappelle voir le Curé pour mangé des Criossants et respirer le Bel-Air.
Ensuite il va au Crédit-Lyonnais pour acheter un Petit-Modèle de Reynaud
Et quand il l’eu il eu un Rictus Royal comme un Roy qui est Roux.
Mais sachez que Charlot a un Sacré-Coeur et de grands Sabots.

Cécilia

Un jour, dans un bois j’ai vu une huchette.

Alors j’ai appelé l’expert, evette,

Elle m’a félicité,

Et moi j’cambacérés.

Un jour, dans la rue j’ai vu une rousse.

Alors j’ai appelé l’expert, guy-de-la-brosse.

Il revenait du pas de calai,

Où il a acheté un chabanai,

Un chalgrin, un chalon,

Un chanez, un chandon.

Un jour, j’ai reconnu dans la foule un petion,

Je me suis rapproché de lui, c’était jacquemont.

Jacquemont, l’expert en rivoli,

Surtout celle de l’Italie.

Marine

Cette nuit la je suis allé faire un tour a Paris

J’ai commence par allé a porte d’Italie

Puis je suis passé par les pyrenées

En finissant par le quai de new-york

Après j’ai eu l idée de réviser mon histoire

Donc je suis tout d’abord passé par Alésia

Ou j’y est croise Vercingétorix

Enfin je suis passe voir Mozart

Qui était avec son ami Victor Hugo

Et sur le retour j’ai croisé Voltaire

Puis pour me distraire

Je me suis dirigé vers le paradis

En y allant j’ai croisé St Denis et St Maur

Sans oublie Michel ange

Et enfin pour change de l’ordinaire et faire un peut d original

J’ai fait un tour par le chemin vert

Et y est croisé la Reine marguerite

Puis fatigué de se long voyage je suis parti me coucher

Enzo

C’est l’histoire d’une belle Brune, au surnom de Midi

En prenant Mondétour pour trouver Lamour

Vous comprendrez pourquoi, cette Joly demoiselle, a comme surnom Midi.

Elle a trouvé son premier Bonheur

Dans les bras de son âme sœur

Fabien, mais il était toujours Foch et, la faisait payer

A Midi, elle l’a largué,

Pour Scott

Qu’elle a rencontré aux Pyramides

Ils sont allé à Berlin, et ont vu Chaplin

Ont atterri à Barcelone, puis à Babylone

Mais ses rencards étaient Ternes

Elle lui a fait toute une Seine,

Avant qu’il ne Louvre

Pour expliquer qu’une autre fille le courtisait

Elle est partie à Midi aussi.

Deux Italiens apparaissent

L’un la traite comme une Reine et l’autre comme une Princesse

Deux Anges, que c’étaient pour elle, la demoiselle, mais pas de vaine

Ils étaient Frères, Voisins en plus !

Plus tard, l’un est parti en Costa Rica, l’autre à New York

Elle ne pouvait choisir entre ses deux aimés, c’était l’Enfer

Donc pour leurs dernier rencards, tous les deux aux Pyrénées

Elle a enfin dit la vérité entre deux réverbères, et les a largués à Midi pile.

Environ un mois plus tard, alors qu’elle était dans le désespoir

Elle a rencontré Louis, qu’elle a tout de suite nommé Mont Louis

Ils vivaient à Tokyo, ils étaient joyeux et très beaux

Les Eaux Vives, et le Chahut des rues

Les faisaient s’attendrir, mais un jour

Tous les deux à Kablé

Un jour d’automne et il était Midi, alors qu’elle était à l’Hôpital

Une fausse couche, elle avait enfin Kracher le morceau de cet Enfer

Il l’a quitté juste après, et quand elle a dit qu’elle s’en fichait,

Il a Hoche et la tête, mais ils ont pleuré, tous les deux seuls, dans la soirée

Après cela elle l’a détesté, comme il l’avait abandonné.

Nous sommes un an plus tard, de ce qui est arrivé, quand il était trop tard

Son Valet, qui n’est autre que sont Best Friend, l’a aide à surmonté ce cauchemars

Il l’a invité à Rome, au Colisée ils se sont amusés,

Ils ont terminé à Venise et le soir même dans un Lido-ré

A l’Opéra, il lui a offert une Perle avec une Etoile d’Or,

Bonne Nouvelle, il voulait Lavoir et Lagarde et

Il a réussi cette Union

A l’Hôtel de Ville, ils ont été liés, avec la Grâce de Dieu, à Midi pile

Leurs Bons Enfants n’ont fait que jouer avec des piles

Il était Gentil le Valet devenu Chevalier.

Voici la fin de l’histoire, de la Brune appelé Midi,

Qui cherchait Lamour en prenant Mondétour,

Elle a trouvé la dernière pièce du puzzle de sa vie

A Midi aussi, c’est à croire que sa vie tourne autour de cette heure ci.

Madiana

lundi 14 avril 2008

Les 4èmes font leur slam !



Poésie urbaine



Les 4èmes se sont lancés dans l'écriture du slam, après l'étude en classe de la chanson "Enfant de la ville" de Grand Corps Malade !

L'étude de la poésie de la ville et de la ville de la poésie n'a pas pu faire l'impasse sur cet art poétique moderne qui prend en France de plus en plus d'ampleur...

Ce qui plait ? La facilité des mots et des images qui coulent comme la foule dans nos contrées urbaines et parfois déshumanisées...
Les élèves ont encore une fois prouvé que le talent vient en écrivant, en laissant ses maux, ses mots se placer comme les pavés sous nos pieds...
Il suffit parfois de regarder sa feuille blanche comme un paysage urbain, qu'il faut alors peupler de métaphores et de personnifications, pour donner corps, vie et mouvement à la phrase.

Quelques exemples !


Bravo mes chers élèves !

Alain trempe sa plume dans l'asphalte






Slam 1


je suis un enfant de Paris

arrivé y a peu de temps dans ce pays

jeune garçon arrivé d'ailleurs

j'ai débarqué non sans peur

dans ce truc de dingue appelé la ville

j'y ai tout trouvé amis famille



on se rend compte que rien n'est facile

il s passent des trucs idiot il y a des gens puériles

je me dis que je suis si jeune et pourtant si marqué

t'a pas vu ce que j'ai vu t'est pas traumatisé

je vais pas étalé mes problèmes chacun a les siens

je suis juste la pour slamer faire un truc bien



certaines fois je me dis pourquoi je me plains

alors je rime pour les petites gens qui n'ont rien

il y aura toujours des gens pour causer des ennuis

c'est pour ça que je suis la à rimer jours et nuits

dénoncer ces choses immondes

éviter que le flot des horreurs nous inondes

c'est fait pour ça le slam

c'est la seule chose bien qu'a inventer l'oncle sam

perso je sais que je suis pas un prodige

je fais pas des slams à donner le vertige

même si des fois je suis contesté

j'ai des choses à dire et personne pourra me la boucler

j'ai plus de place pour écrire

mais la fin de ce texte je l'écris avec le sourire











Slam 2





je suis un enfant de Paris

un jour je suis parti

m'en aller faire la guerre à des gens qui on déjà un pied sous terre

mes parents m'ont dit qu'il était fier

moi ce que j'en pense il en ont rien à faire

tout ça pour un peu d'or noir

je veux pas être vulgaire mais je trouve ça batard

j'ai tué des centaines de gens

pour des politiques qui veulent leur argent

ils me demandent juste de tirer

mais me reconnais pas je me sen falsifier

j'ai perdu des gens dans ce jeu

maintenant c'est fini je passe au aveux

depuis que je connait les armes

chaque jour je verse une larme

pour toutes ces personnes assassinées

tué de sang froid comme dans un film au ciné

mais la c'est pour de vrai c'est la réalité

on rigole plus on est dedans on pense à ces famille brisés

pour l'instant c'est tout ce que j'ai à dire

j'éspère que je ne dirai plus rien sinon je devrais me suicider


Madiana nous parle de ses origines...

Je suis une enfant de Paris, même si en vérité je ne suis pas d’ici

Mes origines sont multiples et j’en suis fière de ce mélange coloré

Que mes très chers parents m’ont donnés il y a déjà quelques années

Une partie de moi, est esclave et l’autre est esclavagiste,

De quel côté me mettre ? Je ne sais pas, mais cela n’a pas d’importance aujourd’hui

Car dans ce pays libre, et sans chaines, ou du moins avec très peut de celles-ci

Je vis, même si je garde les souffrances de mes ancêtres dans mon petit corps de jeune demoiselle

Qui plus tard, quand le temps le dira, le permettra et le voudra, ouvrira ses ailes

Pour enfin choisir l’unes des deux parties d’elle même voire aucune d’elles.

Je suis une enfant de Paris, et même si je ne me sens pas trop bien ici

Cette ville m’a bercée, nourrit, grandit et accueilli

Mais je veux partir loin, pour savoir enfin qui je suis

Je m’y perds chaque jour, pour savoir qui, qui est enfoui en moi ?

Je le saurai un jour, en faisant ces erreurs totalement humaines pour enfin grandir et m’assagir.

Réveillée à 5 heures du matin, je me souviens encore que c’était dur

D’aller travailler juste pour ces gros durs, qui n’ont aucun cœur

Leurs visages montrent qu’ils n’ont pas d’âme et cela m’écœure…

Ce n’est pas moi qui parle, mais mes ancêtres enfouis dans mes veines

Fouettés matin, midi et soir, et je me dis juste qu’ils n’ont pas de vaine

D’être emprisonnés dans ce corps, avec ses assassins

Qui les utilisaient comme des chiens

Je les fais sortir de mon corps, pour qu’ils s’expriment enfin

Que leurs voix ne s’éteignent pas et qu’elles parlent sans fin

Qu’elles crient, qu’elles hurlent la douleur à travers moi

Qu’elles ne s’arrêtent surtout pas

Je veux qu’on entende enfin la souffrance que je porte avec mes frères.

Je suis une enfant de Paris, et même si je ne me sens pas trop bien ici

Cette ville m’a bercée, nourrit, grandit et accueilli

Mais je veux partir loin, pour savoir enfin qui je suis

Je m’y perds chaque jour, pour savoir qui, qui est enfoui en moi ?

Je le saurai un jour, en faisant ces erreurs totalement humaines pour enfin grandir et m’assagir.

Je crois bien que je regrette, je crois bien que j’ai perdu la tête

Quand je t’ai vu, la différence me fait peur, et même toi

Tu ne pourras le changer, je ne peux qu’entendre tes souffrances, mais moi

Rien que de te voir hurler, souffrir, saigner puis mourir

Ne me fais procurer que du plaisir, un plaisir infini qui n’est pas prêt de finir

Je ne supporte pas de croire que tu es humain, tu es noir et pas blanc

Le blanc la lumière et le noir les enfers, tu dois m’obéir, tu ne pourras être aussi grand

Que nous, les maîtres du monde si grand soit-il.

Ce n’est toujours pas moi qui parle, mais mes ancêtres enfouis dans mes veines

L’autre partie de moi, qui traite mes origines de sale, de pourriture, source de haine

Je ne peux les comprendre, je ne peux apprendre, mais je ne peux que les garder

Enfouis dans mes veines, dans mes gênes mais non les aimer

Je les déteste mais ils me testent.

Je suis une enfant de Paris, et même si je ne suis pas vraiment de ce pays

La première partie de ma vie à commencée ici

Et se terminera, là-bas, la où tu y sera.

J’ai trempé ma plume dans le sang

Pour écrire ses quelques lignes dans le vent,

Transportées par celui-ci et les océans, le temps et toujours vers l’avant

J’ai écouté les hurlements de mes plus profonds souvenirs

J’ai écris et jouer sur les mots sans utiliser d’élixir

Pour que ma mémoire revienne et que je me donne la peine

D’écrire ses quelques mots de haine.

Jamais oubliées, c’est s’que j’espère qu’elles seront, ces quelques lignes,

D’une Parisienne aux origines mélangées

Et aussi rivales que Les Montaigu et les Capulet de Roméo et Juliette

Je ne suis que le fruit de cet amour interdit…


Madiana

dimanche 16 mars 2008

Spéciale dédicace aux 4èmes du 66 ! Viva catalunya !


L'échange entre deux nos contrées lointaines, fort de son succès, méritait bien d'être immortalisé sur L'Echappée Belle !

Merci aux élèves de 4ème de Mme V Maman d'avoir joué le jeu de L'Echappée, et de nous avoir envoyé un peu plus encore d'accent, de soleil, et de lumière !

Il n'y a qu'au rugby que parisiens et catalans ne se comprennent pas !

Les élèves de Savigny vous remercient, et Mme VB Fille vous félicite pour ces magnifiques
poèmes !


Le mas

Les vergers en fleurs
M'emplissent de bonheur

Le poney de pépé René
Remue ses crins avec gaieté

Les chèvres dans le prés bêlent
Elles broutent l'herbe avec zèle

Les sapins alignés face au pré
Emplissent l'air d'un parfum boisé

Sur les bottes, la poussière des années passées
Repose en silence et nous rappelle les belles années

Le train qui, le matin, passe à vive allure
Effleure les épines des buissons de mûres

Le mas où reposent nos chers souvenirs
Et où nos avons eu d'immenses fous rires

Les rayons mielleux du soleil caressent ma peau
Et finissent ce poème en un dernier mot.

Alba et Mélanie



Non

Non ouvre grand tes yeux,
Tu pourras dormir demain.
Non ne rejoins pas les cieux,
Ca ne peut pas être la fin.


Non regarde moi,
Tu pourras partir plus tard.
Non j'ai encore besoin de toi,
Ce ne peut pas être si tard.


Non ouvre grand tes yeux,
Tu pourras dormir à la fin.
Non ne rejoins pas les cieux,
Il sera temps demain...

Charlyne


dimanche 9 mars 2008

Vous voulez voir du spectacle ? Les chevaliers sont de parade !

Des passionnés tentent de retrouver l'atmosphère des tournois de chevaliers !
Vissez bien heaumes, hauberts, côtes de maille et écus, ça décoiffe !
C'est parti !




Le cinéma a largement exploité l'extraordinaire dimension visuelle et onirique de la scène de bataille...Qui n'a jamais rêvé de combattre pour la justice, la loi, le progrès en chevauchant au gré du vent ?
Je vous propose un florilège filmique mettant en scène le chevalier servant !

1. Le grand classique, Excalibur de Boorman (1981).
Souvenez-vous, Excalibur est l'épée d'Arthur.



2. Evolution du genre

Le Seigneur des anneaux : une femme peut être aussi chevalier (impensable au Moyen Age), vive le cinéma !




Star Wars, ou quand le chevalier du ciel manie le sabre-laser ! Ne basculez pas du côté obscur !






3. D'autres figures chevaleresques
Les super héros sont des chevaliers modernes

Indiana Jones, ou le chevalier des années 80 : toute mon enfance ! Tatalata tatala !



Les Chevaliers du Zodiaque, autre moment fort de mon enfance, ou comment le manga mélange Moyen Age et mythologie grecque !!!



Batman,l'homme animal qui combat le vice dans la ville du crime, pour venger ses parents !


Chevaleresquement vôtre !



Les exploits d'Yvain. Les 5èmes sont des troubadours



Oyez, Oyez, braves gens !

Voici la fantastique verve littéraire des 5èmes, qui chantent les louanges du preux, courageux et impétueux chevalier de la Table Ronde, neveu du Roi Arthur, Yvain, accompagné de son lion fidèle et de l'amour de sa dame Laudine !

Ecoutez la merveilleuse histoire,
Comment Yvain, preux chevalier,
Vengea la honte de son cousin,
Le grand Calogrenant.
Ecoutez comment Yvain se maria avec
La veuve du seigneur qu'il avait terrassé,
pour venger Calogrenant Le Dur.
Prenez la peine d'entendre la folie d'Yvain
Après avoir délaissé sa compagne,
Et comment, pour retrouver son amour,
Il défendit les terres de sa dame.
Comment par justice il sauva
Un lion des menaces du serpent.
Ne ménagez point vos oreilles pour entendre
Qu'Yvain se fit nommer
Le Chevalier au lion !

Roxane

Ecoutez à présent comment la dame à la fenêtre séduisit Edesse le valeureux !

Cette dame s'était parée de bijoux, rubis, et autres pierres précieuses
Afin d'impressionner son amoureux transi.
Le chevalier Edesse arriva, joua un air avec sa mandoline,
Puis déclara avec passion son amour chaleureux pour sa dulcinée,
La dame descendit les escaliers, impatiente de combler son manque de baisers.
Elle arriva près du chevalier, mais, soudain, il l'arrêta et lui fit
Un compliment : "Tu es radieuse aujourd'hui" dit-t-il d'une voix
De velours, avant de l'embrasser fougueusement.
Christopher




Quel talent ! Le Moyen Age traverse notre imaginaire ! L'image du chevalier, quant à elle, demeure présente quand il s'agit de représenter la force, la vigueur, la vertu !

Chevaleresquement vôtre.


dimanche 10 février 2008

On ne badine pas avec l'amour !

Le thème semble de saison !

Florilège de textes les plus connus sur la question :

Desnos grave ce poème sur les murs de la prison où il mourra...
"J'ai tant rêvé de toi qu'il n'est plus temps sans doute que je m'éveille. Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie, et de l'amour, et toi, la seule qui compte aujourd'hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venus."
Desnos, Corps et biens

Phèdre, héroïne tragique de Racine avoue son amour interdit :

"Je le vis je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables.
(...)
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J'adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J'offrais tout à ce dieu que je n'osais nommer."
Racine, Phèdre

Cyrano déclare sa flamme à Roxane une nuit d'été :

"Certes, ce sentiment
Qui m'envahit, terrible et jaloux, c'est vraiment
De l'amour, il en a toute la fureur triste !
De l'amour et pourant, il n'est pas égoïste !
Ah ! Que pour ton bonheur je donnerais le mien,
Quand même tu devrais n'en savoir jamais rien,
S'il se pouvait parfois, que de loin, j'entendisse,
Rire un peu le bonheur né de mon sacrifice !"
Rostand, Cyrano de Bergerac

Carmen, à l'opéra, souligne le jeu de l'amour et son hasard :

"L'amour que tu croyais surprendre
Bâtit de l'aile et s'envola,
L'amour est loin tu peux l'attendre,
Tu ne l'attends plus il est là,
Tout autour de toi, vite, vite,
Tu crois le tenir, il t'évite,
Tu crois l'éviter, il te tient.
Refrain
L'amour est un oiseau rebelle
Qui n'a jamais jamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime,
Et si je t'aime,
Prends garde à toi !"
Bizet, Carmen






Les couples illustres et...littéraires

Adam et Eve,

Tristan et Iseult,
Erec et Enide,
Roméo et Juliette,
Fabrice et Clélie,
Rimbaud et Verlaine,
Sand et Musset,

Hugo et Juliette Drouet,
Aragon et Elsa...



La pièce de Shakespeare la plus jouée au monde portée à l'écran



Bon vent !




mardi 22 janvier 2008

Spleen du soir...







Les profs n'ont pas souvent l'occasion de témoigner de leur bonheur d'enseigner...Comme ils sont un peu bizarres, ces profs...ils le font en mauvais vers

Dans les couloirs de l'école,
J'ai laissé,
Un bout de moi,
Un bout d'enfance,
Un gout de sel et d'errance,

Un truc qui m'suit et qui colle

Qui'm poursuit, qui s'envole,
Quand mes pas suivent les pas
De mon adolescence.

Tout au fond du couloir,
Je voyais la lumière,
Elle s'appelait Rimbaud,
elle s'appelait Molière,
Elle effaçait le noir

De tout c'qui était maux.

Un jour de fleur coupée,
J'ai claqué cette porte :
"Plus d'couloir, plus d'lumière, peu m'importe !
J'déploie mes ailles, j'm'envole !

Tu peux toujours briller,
Plus de sel, plus d'école !

mOI? Je s'rai jamais ces ombres
Qui marchent dans les couloirs,

Et qui ouvrent des portes
Et qui bravent le nombre
Devant un tableau noir,
Qui, à l'effort, toujours exhortent !"

Un jour de fleur poussée,
J'ai réouvert la porte,

J'ai entendu la mer
Qui s'enroule et s'emporte

Elle s'appelait Passé
Elle s'appelait Amer

Voilà pourquoi mes strophes :
Parc'que j'aime ces couloirs !

Et c'est en tant que prof
Que je vous dis bonsoir.

Amis de la poésie...au revoir !

mardi 15 janvier 2008

Leçons de choses ! Les figures de style par les clips ...

A tous ceux qui désirent s'entrainer à revoir les figures de style vues en cours tout en s'amusant !
Je vous propose un tour pédagogique sur un certain nombre de clips du groupe marseillais IAM.
Un peu audacieux ? Oui, je sais, les puristes certainement accueilleront le procédé d'un air narquois...
Pourtant, le but est de montrer que les figures de style sont partout, et que ne pas les reconnaitre, c'est passer à côté d'un sens important.
Amusez-vous à retrouver quelle figure de style domine chaque clip, les réponses sont un peu plus loin...Bonne chance !
Figure de style n°1



Indice : cette figure de style a une valeur d'insistance... Trouvé ?

Figure de style n°2




Indice: cette figure de style est la plus courante et la plus symbolique ; souvent, le comparé n'apparait pas. Trouvé?
Figure de style n°3



Indice : cette figure de style a pour exemple Marianne et La statue de la Liberté... Trouvé?

Comparez vos réponses !





Réponses :
n°1 : anaphore ("ça vient de la rue" est le refrain mais est une anaphore pour insister sur le fait que la modernité a une origine populaire).
n°2: métaphore ("l'étoile", le comparant a pour comparé le destin, l'origine sociale).
n°3: allégorie ("L'Empire du côté obscur fait certes référence à la mythologie de Stars Wars, mais devient le symbole de tous les obscurantismes idéologiques).

Zéro faute ? Bravo !

mardi 1 janvier 2008



Bonne année 2008 !

L'Echappée Belle vous souhaite toutes les échappées les plus belles, les échappatoires les plus littéraires, les chapes les plus légères...
Que la poésie et ses volutes se meuvent dans l'air avec la ligne d'une chanson douce
Que les lignes de vos pages s'écrivent avec l'encre la plus volatile
Que s'envolent les maux, et que vos mots soient bons !

Que notre collège soit des plus créatifs.


La prof passionnée souhaite du fond du coeur à ses élèves, aux promeneurs de L'Echappée Belle, aux amateurs de mots chambrés une fort bonne année.


Longue vie au Collège Créatif !





vendredi 28 décembre 2007

Avant Première : Racontez ses origines.

Je vous propose ici un voyage aller simple au pays du Soleil, de la Mer, de la Lumière et au fort accent.

Le Mien.
Celui que j'ai emporté dans les frimas parisiens, celui vers lequel, berceau, comme une barque retournant vers le rivage, je retourne.
Soleil du Sud, joyau précieux prisé de tous, lumière ou paillette d'or qui tombe du ciel sur la mer, la mer aussi calme qu'un lac tranquille, l'accent, celui qui dresse des montagnes au dessus de nos têtes.

C'est au pays des origines que l'on se plait souvent à réfléchir sur ses origines, sur l'origine de notre histoire. On peut alors y joindre des images, des lieux chers, des odeurs, des couleurs, une culture.

N'en déplaise à Brassens, ceux qui sont nés quelquepart ne sont pas que des imbéciles.

Nous attaquerons bientôt avec les 3èmes le thème des origines culturelles pour aborder le genre autobiographique. Nous y retrouverons les sempiternelles problématiques esthétiques et scripturaires :

comment se dire?

D'où venons-nous et où nous rendons-nous ?

Comment retrouver le pays d'enfance dont parle Césaire dans ses Cahiers ?
Comment retrouver l'odeur de la clématite brûlée dans la garrigue chez Pagnol ?

Comment appartenir à une terre qui n'a fait qu'accueillir dans Les Cahiers Nomades de Waberi ?


La montagne sacrée...

Pays entre ciel et terre...

Barques catalanes...

Le clocher de la cité coquillage, peint et célébré par les plus Grands : Picasso, Matisse, Soutine...

La mer...

Bis repetita...

vendredi 21 décembre 2007

merci à tous pour cette belle année !


Je tiens à remercier tous mes élèves pour leur soutien et leur enthousiasme ! Nous n'avons pas forcément, nous enseignants, de retour très positif sur notre travail, et ce blog semble pourtant le permettre, j'en suis donc fort heureuse !
Je souhaite donc longue vie à L'Echappée Belle, et à votre verve poétique !
Cette longue période automnale s'achève sur un air de bonne humeur ! que 2008 continue à chanter ce refrain !
Bonnes vacances à tous, reposez-vous tous ... et n'oubliez pas de travailler !!!!!!!!!

A bientôt sur l'Echappée ! Les publications continuent pendant les vacances !
Restez blogués !

lundi 17 décembre 2007

Je déteste Noël !


Parce que cela va mieux en le disant, je crois que je déteste Noël : les papas Noëls dégoulinants, les sapins en plastique, les chocolats gragras, les dindes qui ne sont plumées qu'à Noël, les chansons niaises...Les élèves aiment Noël, eux : le cadeau ?

Pas de profs pendant 15 jours !

C'est la meilleure raison de se réjouir !

Et vous ?

Que pensez-vous de Noël ? Dites-le en quelques mots, décrivez l'ambiance que vous aimez, dites ce qui vous touche...J'ai besoin d'être convaincue ou de trouver une Echappée Belle...





mercredi 12 décembre 2007

Spéciale dédicace aux élèves du 04 !

Merci à tous les élèves de Profprof qui ont joué le jeu du commentaire...Vos remarques me touchent et toucheront mes élèves. Je prends en compte toutes les appréciations, bonnes comme mauvaises, et espère m'améliorer encore pour vous divertir.
Je remarque à quel point le slam est une affaire de goût...Ici, en région parisienne, c'est une culture : une sorte d'alternative homéopathique au hip hop, parfois très virulent.
Je tiens à répondre à Médy 4ème 3 dans ce post : l'idée de ce blog m'est venue lorsque je me suis demandée comment publier les écrits de mes élèves. Le blog, c'est gratuit, facile, et comme on dit ici, c'est "grave stylé"...On peut y mettre des images, des liens, du texte, et surtout, on peut donner son avis. Du coup, les élèves ont un retour direct sur leurs œuvres. De plus, en bonne prof de français, je ne peux publier que des textes qui en valent le coup, et pour figurer sur le blog, il faut le mériter.
Si vous écrivez des poèmes, envoyez-les, je les publierai s'ils correspondent à l'esprit de L'Echappée belle.
Je remercie Aurélie de s'être essayée à l'acrostiche ! bravo!

A comme acrobate
U comme unique
R comme rebelle
E comme élégante
L comme lourde
I comme intéressante
E comme espoir

C comme charmante
L comme libre
A comme adorable
I comme ivre de joie
R comme rigolote
E comme enthousiaste


C comme charmante
U comme unique
A comme amoureuse
H comme humour
U comme universel
T comme têtue
L comme libre
I comme ivre de bonheur
N comme naturelle
O comme olympique
E comme étoile
M comme mignonne
I comme inoubliable
E comme élégante

Merci à tous et toutes, et remerciez comme il se doit Mme Profprof pour son travail avec vous.
L'Essonne vous salue et que la poésie soit avec vous !

dimanche 9 décembre 2007

Le fantastique en image

Les artistes ont toujours été fascinés par l'étrange : je vous propose très modestement quelques exemples visuels du fantastique dans l'art.

  1. Le Cri, de Munch : souvenez-vous, ce tableau très angoissant a été volé à Oslo, et retrouvé il y a peu. On peut lire dans ce cri perçant et désespérément muet, toute la mélancolie de l'artiste. J'adore !

2. Le Désespéré, de Courbet, qui fait l'objet d'une superbe expo d'ailleurs au Grand Palais à Paris : on peut lire aussi dans les yeux de cet adolescent tout l'effroi ! j'adore !


















3. Les Caprichos de Goya, ou la partie noire de l'histoire de la peinture du peintre du Grand Siècle espagnol : la folie guettait l'artiste qui se disait le témoin d'apparitions fantastiques...


4. Enfin, celle que l'on préfère, la gargouille de notre dame...elle regarde les passants séculaires perdre leur temps...






















mercredi 5 décembre 2007

Au programme ! le fantastique en 4ème !

Nous commençons en 4ème une séquence sur le récit fantastique, et étudions le cultissime Etrange cas du Dr. Jekyl et Mr. Hyde de Stevenson...œuvre typique du genre. Cette nouvelle, outre son excellente tenue narrative, nous invite à réfléchir sur la part d'ombre de l'être humain, sur notre mister hide caché à l'intérieur.
Pour tenter de donner une définition du genre fantastique, je vous propose la bande annonce d'un film très connu Les Autres, qui correspond à la définition du fantastique "l'hésitation éprouvée par un être qui ne connait que les lois naturelles, face à un évènement en apparence surnaturel" de Todorov. Toutefois, le film correspond à la définition si on feint d'ignorer "l'explication" de la fin du film. Le fantastique n'a jamais d'explication rationnelle, mais reste dans cette "hésitation"...

Ensuite, je vous propose un extrait de la "transformation" du docteur Jekil après qu'il a bu sa potion dans un film muet des années 1920.
Le mythe de Stevenson a beaucoup inspiré les cinéastes qui ont porté à l'écran depuis toujours ce thème de la personnalité dédoublée.




lundi 3 décembre 2007

Art de rue ! les mots s'affichent !

Je tiens depuis longtemps à vous faire part d'un de mes passe-temps favoris : traquer l'art de rue, ou tout ce qui ressemble à un message posé là sur le bitume ou les moellons de béton à la verticale.
Certains artistes à l'origine de cet art qui s'affiche, destiné à être vu, lu, ou ignoré par le passant pressé, comme Misstic, ont fait des mots un artphalbet et fait voler en éclat les limites des murs feutrés des musées : dans les années 80, l'art, les formules chocs, les messages s'affichent au détour d'une rue, d'un trottoir, d'une vitrine. L'art de rue rend au passant son identité en l'interpelant à l'arrache, en lui ôtant à l'arrachée une pensée, tandis qu'il court, pressé dans le matin blême, et que , passante parmi les passants, la foule en a oublié son nom.
Misstic a commencé à "poser" ses pochoirs dans un élan provocateur : faire du mur suintant des immeubles parisiens une toile à remplir, faire de la ville une page à noircir de mots et de très bons mots ! Avec elle, le graffiti n'est plus seulement politique, il est esthétique.

Promenade dans la galerie urbaine ! J'adore !

Puis, plus loin, plus graphique et moins recherché, l'art brut et brutal du graff qui salit pour les uns les murs, les orne pour les autres : un artiste lyonnais qui a le vent en poupe, "Kebree"...

A vous de juger !









jeudi 29 novembre 2007

3ème : Atelier d'écriture poétique. The Great show ! (suite)




Vous l'attendiez tous, vous étiez impatients, voilà le beau travail des 3èmes et leur verve poétique.
Je tiens à les féliciter parce que trouver l'inspiration un mercredi matin relève, si ce n'est du génie, d'un intérêt particulier porté aux mots. Merci d'avoir joué le jeu encore une fois. Nous avons fait fi des fautes d'orthographe pour laisser créer le vers "qu'il faut laisser s'envoler" disait Cyrano. A la fin de l'envoi, blogons !




Nait de la senteur du monde
Epouser une rose rouge à la senteur parfumée
Zèbre rayé de plusieurs couleurs comme les couleurs du mond

Ehouarn

Quadrupède soumis
Uniforme ringard
Emmerdeur de 1ère classe
Nationalité martienne
Tête de hamster
Imbécilité épanouie
Nullité extrême

Quentin

Charme caché
Hors de tout un peu à l'Ouest
Relatif à la rose
Insupportable voire même insurmontable
Sourire charnel
Touffe aux frisettes non parfaites
Yeux partie du corps dont je ne peux me dispenser
Exigenate : je veux tout et tout de suite !

Christie

Yeux magnifiquement bleus
Eblouissant rêve bleu
Un langoureux voyage
Xylophone tangue dans mon cœur

Mélaine

Beauté de sa forme
Obstacle de tout le monde
Ubiquitaire du monde
Cerclée de bonheur
Hobi de ma tête
Emblème du corps

Florian

mercredi 28 novembre 2007

Patience !

Beaucoup de travail ces temps-ci et pas de temps pour le blog ! Mais patience ! je dois publier aujourd'hui les poèmes de mes chers 3èmes ! restez en ligne ! et merci pour les marques de sympathie de tout le monde sur l'échappée belle !
Voilà de quoi patienter pour découvrir un peu ce qu'est le slam et en quoi cela consiste. Vous trouverez sur la droite les meilleurs liens qui vous feront faire le tour d'horizon de la question.
Le slam répond à des règles très précises et très sévères, comme la poésie traditionnelle. Ces personnes viennent présenter leur texte au public.
Souleymane Diamanka est l'un des plus talentueux : l'influence littéraire de son slam lui donne une qualité très particulière. Magnifique "Hiver Peul"...



dimanche 18 novembre 2007

3ème : Atelier d'écriture poétique. The Great show ! suite

Boulevard de l'acrostiche : quarter libre !

Amour du monde, c'est toi qui est joli
Mamelle du monde, c'est ce qui donne la vie,
Oser le monde, c'est ce que je ferai plus tard
Unique dans le monde, on est tous rare,
Rien ne nous désunira on est ensemble et on part.

Poème voici la racine du monde
Océan sa beauté n'est pas comparable au poème,
Estourbir c'est ce que l'on fait quand on est jaloux de ceux qui le font
Maximum c'est ce que l'on donne pour en faire un devant la scène
Ex aequo c'est ce qu'on est dans ce monde de blonde.


Nordine

dimanche 11 novembre 2007

Les 5èmes 7 ! Créer une atmosphère grâce à la description


Décrire pour faire peur !


En cette période halloweenesque, où la nuit nous presse tôt dans l'après-midi, où les jours sont timides, les élèves de 5ème ont dû pendant les vacances, à partir d'un texte de Sternberg tiré des Contes Glacés, faire la description d'un train fantôme. Après avoir décrit le train, il a fallu illustrer la description de collages représentant le train : la description, c'est ce qui donne à voir ! et oui !

Voilà les meilleurs morceaux, qu'il ne faut bien entendu pas prendre au premier degré ! Ecrire c'est aussi s'amuser et jouer avec les clichés. Ames sensibles s'abstenir !


Ce train se trouvait dans une gare sombre et très humide. Les portes du train étaient couvertes de sang et les vitres étaient brisées. A travers ces vitres, une odeur de sang s'échappait. A l'intérieur, une lumière s'allumait de temps en temps. Lorsqu'elle s'allumait, des zombies sortaient de tous les côtés. Les sièges et le sol étaient inondés de liquide gluant. Les zombies semblaient être des passagers contaminés par quelque chose. Des hommes pendus étaient accrochés aux porte-bagages. Dans les toilettes, une énorme araignée s'y était installée. La pièce était remplie de sang dont on ignorait l'origine. Des rats énormes se promenaient dans le train. Et, enfin, dans la cabine de contrôle, le contrôleur était un chasseur de monstres contaminé lui aussi.
Théo

Sur ce train, il y avait des pics pointus et, sur les pics, il y avait des êtres qui avaient du sang qui coulait et des yeux qui pendaient. Le train était enflammé. A l'intérieur, tous les sièges et le mobilier étaient en os. Les passagers étaient des fantômes, et le chauffeur, un faucheur d'âmes qui avait une grande faux. On sentait une terrible odeur de boyaux séchés et l'on entendait des crânes qui se cognaient uns contre les autres. Le train traversait un volcan à grande vitesse. Ce train menait aux Enfers.
Alexandre

brrrr...si vos cheveux ne se dressent pas sur la tête avec ça...

Les 5èmes ! Créer une atmosphère grâce à la description

script

lundi 5 novembre 2007

Images Made in Normandie : à vos plumes !









Pays de légendes, de contes et d'histoires, la Normandie sait parler aux âmes littéraires. On ne peut passer le chemin d'une petite masure sans lire sur les pierres une grammaire toute maupassantienne, un clocher timide coiffant un bourg cossu sans se sentir le coeur tout flaubertien.
Le monde fait les livres ou les livres le monde ?
Un peu plus loin, Saint Malo, la cité corsaire, forte de ses histoires marines à dormir debout, à rêver debout surtout.
Le Mont Saint Michel où les apparitions étranges ne sont plus rares...
Que vous inspire ces images ?
Ecrivez un petit paragraphe sur l'une d'elles en laissant libre cours à votre imagination, on votera pour élire les meilleurs morceaux.
A vos plumes !

mercredi 24 octobre 2007

3ème : Atelier d'écriture poétique. The Great show !


Les vacances approchant, la fatigue fait les élèves tenir mollement des stylos exsangues, plus d'encre à force de gratter, et des têtes farcies. Les poèmes étudiés avaient pourtant comme apporté un peu d'eau au voyageur du désert, un peu de flamme au froid précoce d'un automne offensif.
A partir d'exercices classiques de l'Atelier d'écriture, les poètes en herbe ont dû écrire sur le thème du corps humain et figurer une émotion au travers de ce corps.
Le but était à la fois de découvrir les exercices de style à contraintes traditionnels de l'écriture poétique, tout en réutilisant les connaissances et les trouvailles imagées des Grands (Rimbaud et toute sa bande) étudiés préalablement en classe.

  1. Ecrire un acrostiche qui doit vous décrire physiquement et psychologiquement
Mes yeux sont comme une feuille d'été
Etoile du soir,
Grand fossé de larmes
Accroche ton coeur.
Non pas des pleurs, juste une fleur.
J comme l'expression de ton visage
E comme l'ambition de ne rien freiner
R comme l'envie de ne pas partager
E comme le mystère de ta personnalité
M comme ton physique idéal
Y comme un arbre qui signifie la vie éternelle.

Ne niez pas que ces doigts sont agiles
Idéalement formés pour le combat
Contractés, parfaitement graciles,
Ordonnés pour manier le lotana
Le rêve pour pourfendre les hordes d'orcs molagites
Ah oui, les doigts pour le clavier y a que ça !
Sauver un monde n'est-il pas louable?
B comme bricoleur
Ecole telle est mon angoisse
Nature tel est mon domaine
Jungle comme ça que je vois le monde
Architecte voilà ce que je veux faire
Mouton tel est mon surnom
Irrattrapable, personne ne peut m'arrêter,
Nourriture voilà ce que j'adore.
Valeureux guerrier
Invincible
Naturel et sans chirurgie
Coeur énorme
Esprit sain
Nerveux
Touffe bien coiffée

2. Quartier libre, boulevard de l'acrostiche...Quand la consigne est outrepassée pour inventer sans contrainte.

Foudroyé par le désarroi
Lynché par l'amour
Abasourdi par le brouhaha
Manipulé par les sentiments
M'arracher de ses doigts délicats
Engendré par le mal de toi.

Forcé de t'aimer
Emerveillé par ton nez
Manipulé par ton franc parlé
Marqué par ta bonté
Encensée par ta beauté

A suivre... l'anthologie sera enrichie par les écrits du deuxième groupe qui s'essaiera à l'Atelier...
Merci à tous d'avoir jouer le jeu poétique et, modestement fait sonner les mots aux contacts les uns des autres.

mercredi 10 octobre 2007

Le larron qui a pris ses jambes à son cou (Pauline et Lorène, 5ème 2)


Après la messe, un père et son fils vont voir le curé; le père prend la parole :
"-Mon Père, hier soir, un larron a volé mes cochons!. Je l'ai surpris et il a pris ses jambes à son cou."
Le curé le pousse un peu plus loin. Pendant ce temps-là, le fils regarde les fresques de l'église, et se demande pourquoi le larron a pris ses jambes à son cou. Alors, il va dehors et essaie de faire la même chose. Puis, tout d'un coup, il dévale la pente sur laquelle la petite église était juchée.. Surpris, il se cogne contre une barrière. Il entend des grognements : ce sont ses cochons qui sont là ! Tout content, il court vers l'église et va prévenir son père qui sait que ces terres appartiennent au curé.
Le lendemain, le curé rend les cochons et est appelé au chateau pour répondre de son acte auprès du seigneur.
Ce fabliau nous montre qu'il ne faut pas se fier aux apparences. Grâce à sa naïveté, le fils retrouva les cochons, et le curé perdit les siens. L'habit ne fait pas le moine.

mardi 9 octobre 2007

Semaine de la langue française

La semaine de la langue fraçaise propose de laisser la plume s'envoler pour thésoriser les mots pépites et imaginer un univers poétique tout autour d'eux. "Le choix de ces mots illustre le thème de la rencontre dans ce que ce moment a d’intime (visage, toi), de convivial (s’attabler) et de culturel (tact, palabre). Qu’elle intervienne en tête-à-tête ou à plusieurs, la langue est au cœur de la rencontre : elle la rend possible, l’installe dans la durée, l’approfondit, l’exalte (jubilatoire) ; elle en est l’outil privilégié (boussole). "
Au programme !
Apprivoiser, boussole, jubilatoire, palabre, passerelle, rhizome, s’attabler, tact, toi, visage sont les mots retenus pour cette année.
Le but est donc de créer des textes autour de ces mots de la rencontre et de les proposer pour partager, autre mot clé de la rencontre.
A vos plumes.

samedi 6 octobre 2007

l'échappée belle s'est fait la malle ! programme

Après une escapade de quelques mois, L'Echappée Belle revient !
AU PROGRAMME:

Le corps dans la poésie en classe de 3ème... ou comment le corps est tour à tour célébré par les Classiques ou écartelé par les élucubrations surréalistes.
Le portrait des monstres en classe de 4ème...ou comment l'écriture procède à une chirurgie esthétique de la laideur...
Un fabliau du Moyen Age écrit en 2007 en classe de 5ème, ou comment l'on peut jouer avec les mots...

A vos commentaires, vos suggestions sont les bienvenues !

lundi 9 avril 2007

la page des 6 èmes 3

Les 6èmes 3 !

Voyage au pays où l'on n'arrive qu'en poésie ...


Dans le pays où je vais


Dans le pays où je vais je vais je rêve
Je rêve d'un monde idéal,
où il y a des cascades d'or.
Des poissons qui chantent.
Là-bas, il y a des roses aux mille couleurs
Des mers de fraises rouges
Mais aussi des forêts d'argent.
Dans le pays où je vais, des fées exaucent nos voeux.
Là-bas, les devoirs se font tout seul.


Marion.


Dans le pays de mes rêves,
il y a un aigle de foudre,
quatre géants dieux
des fêtes au parfum de fraise
de l'eau au goût de pomme,
des fleurs qui sentent la pêche,
il y a des coqs bleus, des zèbres noirs avec des rayures blanches,
il n'y a que de la belle neige.
Dans mon pays,
il y a des saisons blanches,
des châteaux d'eau plate,
des guirlandes d'argent,
des lions de bonbon
des statues de sapin,
il y a déjà eu l'âge d'orange,
voilà le pays de mes rêves.

Adrien.

Dans mon pays
il y a une piscine avec de l'eau d'or,
des jolis oiseaux, tout plein de couleurs,
des jardins pleins de variétés de légumes et de fruits.
Des jolis fêtes parfumées de buis et de lys,
des personnes qui ne croient pas à la mort,
des fruits gorgés de soleil sucré, des vergers ensoleillés,
des jours où on n'irait pas à l'école,
il y a même dans mon pays,
des gens égaux, riches et pauvres,
des villes en améthyste et quartz rose,
une île où la guerre n'existe pas, un pays où la colombe nous donne la paix,
un pays sans démocratie,
une île naturelle.


Gaëtan.

Dans le pays de mes rêves,
il y a de l'herbe qui chante,
dans le vent senteur menthe,
plein de couleurs partout,
sur les lions et les kangourous,
il a plein de gazelles,
sautillantes et belles,
mais aussi des éléphants
qui font du boucan !
il y a aussi des chevaux,
courant dans les roseaux,
des fées et des lutins
mais aussi des grands lapins,
des enfants qui courent,
dans les champs et les cours,
il y a aussi des professeurs
qui préparent nos futures heures.


Romain.



ABCDaire fantaisiste :
quand les lettres n'en font qu'à leur fête !

M le chameau et ses deux bosses
S
le serpent rampant
O
le nid d'un oiseau avec oisillon
T la cigogne se posant comme d'habitude sur la cheminée

Marion.

R comme une tête de tortue montant sur un mur,
O comme un hérisson roulé en boule,
M comme un chien sans queue,
A comme un cyclope à gros oeil,
I comme un cou et une tête de girafe,
N comme les zébrures d'un zèbres.


Romain.

C le kangourou qui fait la roue,
H, deux lions qui se font un calin,
A, le poisson qui danse,
R, le chat dormant,
L, la girafe avec son long coup,
O, le panda en boule,
T, le taureau avec sa corne,
T, le paon avec sa queue multicolore,
E, la fourmi malicieuse.

Charlotte.






dimanche 1 avril 2007

PROLOGUE : divagations professorales


Vous souvenez-vous, chers visiteurs, de l'angoisse de la page blanche, sur laquelle, élève, par superstition, vous grattiez et martyrisiez vos plumes, comme pour faire apparaître quelques mots cachés là-dessous, quelque inspiration échouée sous le sable de la feuille quadrillée ? En y songeant, soudain, surgit la face renfrognée de votre professeur de Lettres d'alors, aux lunettes grasses, aux pores dilatés, aux cheveux tirés par quatre épingles, qui attend, là, au-dessus de vous, que vous pondiez enfin une accroche qui ferait mouche... Un souvenir en rameutant un autre, c'est la meute des vieux démons que lâche votre mémoire : cette fois-ci elle ne vous fait pas défaut...
Souvenez-vous, quand, dans un silence plombé, marbré, caparaçonné, la classe entière tendait l'oreille pour vous entendre révéler cette page qui demeurait inlassablement blanche, tandis que serré dans une armure, vous fixiez, là, vaguement, comme échouée, une petite île oubliée des cartes de géographie, que vous aviez à la hâte griffonnée : un soleil furtif, un prénom auquel vous songiez beaucoup, un ultime "j'ai pas d'idée"...
De l'autre côté du bureau, je me suis appliquée, professeur de Lettres, à toujours avoir les lunettes propres. Surtout, il fallait que ces petites îles échouées deviennent refuge : écrire à l'école est faire acte de liberté. J'ai voulu ramener au bercail les Mégères et autres zigouilleuses d'inspiration, faire des soleils, des prénoms qu'on aime bien et des "j'ai pas d'idée", des départs pour créer et combler les vides de la page blanche.